Enjeux et objectifs
- Le projet de Ligne à Grande Vitesse Bretagne - Pays de la Loire s’inscrit dans le prolongement de la LGV Atlantique Paris-Le Mans mise en service en 1989 vers Rennes et Nantes.
- Son objectif est de développer de manière significative la desserte de la Bretagne et des Pays de la Loire, en réduisant la position périphérique de l’Ouest et en renforçant son accessibilité vers les autres régions françaises (Paris et grandes métropoles régionales avec des liaisons directes « province-province ») et européennes.
Les deux branches du réseau ferroviaire (Laval-Rennes d’une part, Angers-Nantes d’autre part) sont aujourd’hui d’importance comparable en termes de trafic, avec 16 millions de voyageurs/an.
Compte tenu de cette vocation interrégionale, le tracé comporte un tronc commun allant jusqu’au nord de Sablé-sur-Sarthe, avec un barreau permettant ensuite le raccordement à la ligne classique vers Angers, la ligne se prolongeant vers Rennes en passant au nord de Laval.
- Le gain de temps prévu est de 37 mn entre Paris et Rennes (pour un trajet passant à moins de 1h30) et au-delà, vers Saint-Malo et l’ensemble de la Bretagne occidentale. Il apporte ainsi une contribution majeure à la réduction à terme à 3 heures du temps de parcours entre Paris - Brest et Paris - Quimper.
Le complément est apporté notamment par l’amélioration des lignes Rennes-Brest et Rennes-Quimper, opération inscrite au contrat de plan Etat-Région Bretagne (les meilleurs temps de parcours sur Brest ou Quimper sont actuellement de plus de 4 heures). Aujourd’hui, un TGV assurant la liaison Paris - Nantes ou Paris - Rennes parcourt environ la moitié du trajet sur LGV (180 km) et le reste sur le réseau classique. Sur Paris - Brest ou Paris - Quimper, le trajet de 610 km par la voie ferrée s’effectue pour 430 km, soit 70 %, sur ligne classique ; un TGV ne circule à grande vitesse que sur 30 % du trajet. Ce pourcentage passerait à 60 % avec la réalisation du projet, renforçant ainsi l’efficacité économique de la grande vitesse.
Pour les Pays de la Loire, le gain de temps attendu est de 22 minutes pour Laval et de 8 mn pour Angers, Nantes et les territoires au-delà.
Pour les rames TGV Atlantique existantes (vitesse commerciale de 300 km/h), le meilleur temps de parcours sur Paris-Rennes sera ainsi par exemple de 1h26 mn, de 1h17mn pour Paris-Angers (au lieu de 1h25 mn) et 1h51 mn pour Paris-Nantes.
- L’impact de la ligne nouvelle est également positif sur la desserte interne des territoires. La LGV permet en effet de libérer des capacités sur les lignes classiques existantes pour le TER (notamment sur l’étoile ferroviaire du Mans, ainsi qu’entre Rennes et Vitré) et pour le fret.
- Ce projet s’inscrit dans une perspective de développement durable. Il figure dans le programme de 2 000 km de lignes ferroviaires nouvelles à grande vitesse à lancer d’ici 2020, défini par la Loi Grenelle de l’Environnement du 3 août 2009.
Il permet d’accroître la capacité de transport ferroviaire, offrant une alternative aux autres modes de transports sur les mêmes destinations. Ce rééquilibrage entre modes est un des objectifs fixés au niveau national en matière de développement durable.
