Un projet respectueux de l'environnement

Dans les différentes étapes de conception du projet, SNCF Réseau a veillé à une prise en compte des enjeux environnementaux le plus en amont possible afin d’éviter ou de réduire - dans toute la mesure du possible - les impacts inhérents à un projet d’infrastructure linéaire avec :

  • Une organisation des études environnementales et techniques en dialogue, permettant une prise en compte des enjeux et des contraintes environnementales au fur et à mesure de l’élaboration du projet ;

  • D’importantes collectes de données entre 2003 et 2009 ;

  • Une démarche de concertation et d’échanges réguliers avec les services en charge de l’application de la réglementation ;

  • Un retour d’expérience des chantiers de lignes à grande vitesse comparables les plus récents.

Afin d'avoir des impacts minimums, le projet évite le plus possible tous les zonages environnementaux : réserve Naturelle, Arrêté Préfectoral de Protection de Biotope, site Natura 2000, ZNIEFF…

Il évite également les secteurs à forts enjeux écologiques identifiés, notamment la vallée du Vicoin à l’Ouest de Laval (station importante d’Isopyre faux-Pigamon, espèce végétale protégée en Pays-de-la-Loire) ou les stations à Pulicaire annuelle (protection nationale) et Cicendie naine (protection régionale) des Grands Bois à Coulans-sur-Gée (72).

Création d'une marre de substitution sur le site de la jonction de La Milesse Voyageur

L'Observatoire de l'environnement

Le dossier des Engagements de l’Etat prévoit la mise en place d’un Observatoire de l’environnement pour évaluer les impacts du projet sur l’environnement. Il a pour objet d’enrichir la connaissance et les pratiques en matière de réduction des impacts environnementaux et d’apporter des retours d’expérience utiles aux projets futurs d’infrastructures.

Cet observatoire constitue une démarche partagée entre les deux maitres d’ouvrage SNCF Réseau et Eiffage Rail Express (ERE), ainsi qu’avec les DREAL (directions régionales de l'environnement, de l'aménagement et du logement). Ces acteurs constituent la direction opérationnelle de l’observatoire. Le comité d’orientation réunit quant à lui l’ensemble des partenaires impliqués dans le projet avec des collèges (environnement et socio-économie) présidés par les préfets de régions Bretagne et Pays de la Loire.

 L’objectif de l’observatoire est double :

  • Suivre et ainsi comparer les variables environnementales sur une période suffisamment longue (10 années pleines entre 2012 et 2022) pour être considérées comme représentatives.
  • Au-delà d’un simple bilan réglementaire, il s’agit de faire progresser la science et d’enrichir la connaissance dans le domaine environnemental.

Parmi les thèmes d’observation envisagés : l’évolution des paysages, l’étude du réseau bocager, le suivi des populations d’amphibiens…

L’Observatoire s’attèle également à l’étude de données socio-économiques, avec pour thématiques d’observation les effets du chantier sur l’emploi, l’attractivité et les dynamiques territoriales.

L’accord volontaire de développement durable 

Un accord volontaire a été signé entre SNCF Réseau et ERE pour officialiser une volonté commune d’expérimenter - au-delà des obligations réglementaires ou des dispositions contractuelles - la mise en œuvre opérationnelle du développement durable sur l’un des plus grands projets français d’infrastructure linéaire.

 Parmi les actions concrètes mises en place :

  • La réduction de l’empreinte du projet avec la création du « fonds d’arbitrage carbone ». Ce fonds est doté d’un budget qui permet de promouvoir, en phase de conception et réalisation, des solutions techniques moins émissives de gaz à effet de serre, en finançant les surcoûts induits par les solutions variantes.
  • La mise en place d’une politique d’achats responsables qui s’est traduite par la création d’un portail fournisseur où chaque entreprise établit sa carte d’identité intégrant la description de sa politique de développement durable.